Lors d'entrainements avec des collègues, on s'était mis à rêver à participer au marathon de Lyon; quelques jours après, nous voilà dans le bureau du directeur, qui nous offre un maillot aux couleurs de notre entreprise ainsi que l'inscription à cette belle épreuve ... Les contes de fée existent encore...
Aussi, par une belle matinée en soleillée, emmené par une joyeuse équipe de stéphanois, je me retrouve non loin du départ ; après un bouchon autoroutier, et une attente inside the car, nous nous rendons sur la ligne de départ quelques secondes seulement avant 9h00, et pour ceux qui lèvent la tête, on peut vérifier qu’on a pris le bon couloir = 10 ou 42 km !

Fort de mon expérience de l'année passée, je m'étais documenté et voulais mener ma course en négative split: le premier semi lent, le 2ieme rapide... Aussi les premiers kilos se font tout doux
Un bon tour dans Gerland, et me voici au premier ravito, ceux qui n’aiment pas le côtoiement de zones industrielles ou logistiques en sont pour leurs frais… Moi, j’alterne trails nature et courses routes, aussi, je ne suis pas en manque de verdure.
Je continue sur mon allure freinée, traverse le Rhone, profite des coins avec musique, longe la Saone, pour arriver au ravito de la place Bellecour, je m’offre encore une pause photo et boisson.
Nous retraversons le Rhone, qui étrangement a une eau très bleue


Je me demande depuis quelques temps comment réaliser mon plan initial : accélérer dans la deuxième partie ???
Je crois me relancer plusieurs fois, en accrochant des groupes de coureurs. En pensant à tous ces entrainements, je me relance aussi, et bizarrement la douleur au genou retient moins mon attention en augmentant ma vitesse ; mais bientôt, ce sont mes 2 jambes qui sont douloureuses. Et dire que certains sont allongés, on les envierait presque !

Les derniers kilo sont durs, mais je n’arrête pas de courir ; une première sonnerie de téléphone me rappelle les objectifs initiaux , faire 10 minutes de moins que l’année passée, et le fait qu’on m’attend à l’arrivée…Mais je suis seulement au 38 km ! Merci Samir de ce coup de massue !
Je m’offre alors 10 m en marchant, et surprise Nicolas, un collègue qui a terminé le 10 km, surgit sur son vélo et vole à mon secours. Piqué, je me relance en courant pour ne plus m’arrêter jusqu’à l’arrivée. Je m’accroche à 2 coureuses et je finis vraiment grâce à elles (Merci aux dossards 1061 et 1968, et bravo ). Sur les 2 derniers kilo, j’ai les bras faibles avec des fourmillements, je ne sais pas si c’est une hypoglycémie ? Je finis en 4h15, avec plus de 20 minutes de moins sur mon objectif, mais le plaisir est intact, la dureté de la course aussi. Je mets 6 à 8 minutes à me remettre d’aplomb, puis rejoins une partie des collegues qui sont encore là

Je retirerai une autre leçon, celle que le negative split est à manier avec précaution, et qu’il faut plusieurs marathons gérés différemment pour prendre ses marques.
Commentaires
Ton négative split aurait fonctionné je pense si il n'y avait pas eu ces conditions (chaleur et vent de face).
Chapeau d'avoir terminé.
Sympa votre entreprise qui vous offre les maillots et les inscriptions !!
Bravo pour ta course, remets toi bien...
Taz
c'est sympa ton entreprise et l'ambiance(courir avec les collégues), récupere bien .
En m^me temps tu n'avais pas le choix si tu ne voulais pas te faire engueuler par le patron lol.
Non sérieusement c'est super sympa qu'il vous offre le dossard et le maillot : chapeau !!!
Le negative split ça fait 4 fois que j'échoue et c'est vraiment pas facile, si tu trouve la recette tu me l'envoi ok ? ;-)
Bonne récupération.
@+
à bientôt, michèle
Tous les ingrédients étaient là pour réussir et toi tu les as valorisé par ton courage, bravo!
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