Comment raconter une telle course ? C'était tellement d'émotions!!
Départ sans anxiété, heureuse de me lancer un tel défi, courir pour Lolo, pour moi aussi, pour cette ambiance si sympa!
Après le petit bout de route, les choses se corsent très vite, ç a monte illico! Je me fixe sur les deux filles qui sont dans ma ligne de vision (un tee-shirt rouge, un tee-shirt gris clair, merci les filles, j'ai tenu grâce à vous, vous avez été mon point de repère toute la montée), très vite la marche rapide remplace le pas de course. Sous-bois, boue, pierres glissantes, ce n'est pas aisé, mais l'arrivée dans la plaine herbeuse est magique.
Je cours, je marche, alternant en suivant l'exemple de celles qui me précèdent. Je suis presque étonnée d'arriver au premier ravitaillement : 5 km déjà ??? Alors c'est faisable.
Les garçons ont commencé à doubler, ils sont à fond.
Petit sentier très joli presque plat mais accidenté avant la montée au col de l'Arc, les garçons doublent et doublent, je m'écarte et me nourrit de chacun de leurs sourires pour poursuivre. Quelle gentillesse sur cette course! Le lutin me double, vas-y frêrot, t'es le plus fort!
Le col de l'Arc apparait, diantre, que c'est raide, presque tout le monde marche, cette vue du sentier, gravi par tous ces coureurs à la queue leu leu, tâches colorées tendues vers le même effort, c'est trop beau et totalement galvanisant!
Après le col, l'arête, paysage fantastique, l'à-pic qui nous nargue sur la droite, rendu ténébreux par les nuages qui le frôlent, la file de coureurs qui s'étend, des hommes musclés (enfin, j'ai surtout admiré les mollets!)qui doublent.
Des enfants qui tendent des verres d'eau au sommet, une délicieuse pâte de fruit, une immense fierté d'avoir atteint l'objectif de montée, je me sens bien, prête pour la descente. Ardue la descente, ça glisse, ça roule, on ne sait plus trop où en est. J'enrage vite tant je me fais doubler par des messieurs ultra-rapides et sûrs de leur équilibre. Je change la musique dans le MP3 et le voilà qui vole en l'air, manquant atterrir sur la tête de Rapace, qui me double, ainsi qu'une consoeur elle aussi en rouge (merci d'avoir receptionné le precieux objet!!!), nous échangeons quelques mots, ça fait du bien. Le sentier n'en finit plus de descendre, j'écoute ma respiration, je fais le vide, un peu de fatigue se fait sentir.
Alors le retour au 1er ravitaillement : Hugo et Guillaume sont là, et Joss et Josette, ils m'encouragent, ils ne savent pas comme j'en ai besoin à ce moment là et comme je suis fière de courir! Mais la joie retombe devant un panneau : 3,9km encore à faire, 502 m de denivellé (envie de croire qu'il se trompe ce panneau, qu'il s'est égaré là juste pour m'embêter...) :4 km, c'est LONG LONG LONG et en plus plein de petites remontées qui font crier les mollets et les cuisses. Qu'est-ce que c'est que ces remontées, on doit descendre non??? Retour dans la forêt, ça glisse, ça s'enfonce, c'est gluant, terrible. Et paf, un moucheron dans l'oeil me fait pleurer, saloperie de bestiole -il faut fermer la bouche, il y en a plein d'autres. Et puis au détour d'un virage, le lutin de frêrot est là, mon sourire revient, c'est bientôt la fin, il court près de moi, me raconte chaque virage avant l'arrivée, l'avant-dernière montée, la dernière montée et enfin l'arrivée. toute la fatigue semble s'envoler, remplacée par une joie pure, une immense autosatisfaction, je suis allée au bout!!!!
Les enfants sont à l'arrivée, ma moitié aussi, quel bonheur!!!
Alors c'est un immense merci à tous, merci à tous ceux qui m'ont encouragé, salué, tapé dans le dos, souri, merci à Béné et à tous les bras tendus aux ravitaillements, c'était tellement tellement chouette!
Je n'ai pas pû rester pour le repas, tant les enfants étaient infernaux et ne voulaient plus piétiner -et, me pardonnerez-vous?-, j'ai oublié de laisser mes gâteaux et les fruits-mais j'espère vous croiser à d'autres occasions.
Je sais maintenant qui est L'Castor (qui m'a doublé à fond en début de descente), qui est Raider dont le sourire vers la fin m'a redonné du courage, qui sont les rapaces, et voilà, c'est tout simplement super.
Un rien douloureux dans les mollets et la plante des pieds ce soir...
Je vous embrasse tous très très fort!!!
Commentaires
Bises - Béné
A bientôt
David.
En tout cas, bravo pour ta course et désolé de n'avoir pu te croiser pour le repas qui était aussi sympa que le reste
à +
Beaucoup d'émotion, celle de te voir au départ, dans la montée, dans la descente et à l'arrivée. C'est si bon de partager les sensations, en famille ça devient magique.
Excellente perf pour ta première; aucun doute que tu auras bientôt le pas aussi sûr, aussi juste, que le verbe. Alors ce sera fluide, évident, facile.
Et quelle communauté ces Kikous, mieux que des cousins.
Bravo Soeurette.
Guère eu le temps de se côtoyer. Ce n'est que partie remise
michel
Biz
Alain
bonne continuation
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