| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : marioune
Si vous appréciez ce récit : faites le savoir ! Laissez un commentaire ici (il apparaitra en dessous du CR) Envoyez un message à l'auteur (marioune) |
|
|
||
| Ce récit a été lu par
306 visiteur(s) ! Distance : 16 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
||||
| Ma non course Ecouves 2008 | ||||
C'est quoi une non course?
Ce n'est pas que la course n'a pas eu lieu, regardez donc les CR et les photos de Taz et du Lutin, la forêt d'Ecouves a bien tenu ses promesses. Non course, c'est plutôt moi qui n'ai pas vraiment couru...En résumé je suis allée à Ecouves sans voir un Lutin!! Cela pourrait s'appeller "Sunday morning fever....."
Petit flash back...
J-2 : Vendredi soir. Pleine patate, semaine dense mais bonne. Je rentre avec une idée bien précise de ce que je vais faire samedi. Tout d’abord le matin, envoyer cette publication dans la revue bioinformatics, c'est un outil d'analyse de séquences d'ADN que nous avons développé avec des bio informaticiens, surtout si ça passe ça permet à deux étudiants de voir leur noms référencé sur des publications validées.Vu le présent et le futur de la recherche française, il faut à tout prix leur donner des armes.." au taquet mais du bon stress.
J'ai aussi prévu dans le planning un passage à decat pour acheter des gels, pour le 33km de dimanche.
J-1 : 6h45 réveil, drôle d’impression…rendormissement quasi instantané....
-8h lever rapide. Aie Aie il se passe quelque chose de pas normal. Rendormissement, comatage?
10h30 : deux yeux me scrutent avec stupeur et inquiétude. Cela ne doit arriver qu'une ou deux fois par an que je ne sois pas la première à me lever du lit « conjugal ». Surtout que je n'ai rien bu.
Deux efferalgan plus tard.
-11h30: Alors la c’est tout au mental, je me lève au treuil, me douche en mode zombie et enclenche ma grande copine la méthode coué. Tout va bien après une douche. Je vide presque toute la bouteille de gel douche Petit marseillais.
Le temps a du passer, me voici en milieu d'après midi dans le canapé, et l’idée d’aller à Décat me semble inaccessible.
-19h : Je veux, je vais aller à l’Anniversaire de Domi. Domi et Jean Claude m’ont fait découvrir le trail. Domi ne peut plus courir, donc, par exemple, elle participe à l’organisation du Raid Dogon. Jean Claude, lui, court toujours, le mot est faible, il revient du grand union canal (230 km qui relient Birmingham à Londres). Il est grandiose, compétent, humble, toujours prêt à donner des conseils, petit par la taille, mais un grand mentor. Je les aime beaucoup tous les deux; donc aspegic et metro..J'allais oublier: C’est lui qui m’a emmené à Ecouves l’année dernière…How could I not go?
La bas, c'est bien sympa. Je n’ai bu qu’un verre de punch, fait maison. Il était excellent. Oui j’avais la course mais surtout, je ne me sentais pas de boire. Je me dis que cela risque d’être dur demain matin, mais une bonne nuitée....J 0 : réveil...
Je mets mes sensations en off...
A AUCUN MOMENT IL N'EST QUESTION
DE NE PAS ALLER A RADON;
Je vais faire route avec valedu, donc pas question de la laisser seule, j’y vais. Mais vu comment je suis, je m’entends dire : si ça ne va pas je ferai le 15.
Arrivée à Ecouves, et une fois récupéré le dossard, de voir tout ce monde, je me dis que c’est bon. J'ai envie de faire ce 33k qui m'avait enchantée l'année dernière, enchantée, c'est bien le mot, voir le blog du lutin.
Je ne me sens pas bien, mais le mental est au top. Et, une bonne surprise, un grand sourire de taz. Je n'avais pas vu taz depuis le MDP et encore on s'étaient croisées..Bullion, MDP, bien envie de passer un moment avec taz et monster sans les croiser...
Le départ approche, un petit bécot a Taz, je ne sais pas à combien de personnes j’ai refilé mon mi -ou mon gros- crobe.
Je rencontre aussi Josette, madame lutin, je l’aurais reconnue car au bout d’un moment elle et ses copines ont mis des grandes oreilles en plastique (!) qui donnent de la musique, oui, des écouteurs... Une brève rencontre avec des kikous normands dont Co14, bravo, car elle finira super bien. Bon feeling, j'espère la revoir bientot.
Le départ. Je ne me suis jamais fixé d'objectifs déments en course, donc je ne ressens pas de stress au départ, la c'est la Joie de cette première montée que je reconnais, je me sens bien, comme l’année dernière.
Malheureusement, au bout de 30 minutes, la magie s’arrête, car ma tête fait cocotte minute. Le rythme cardiaque est à peine un poil plus rapide que d’hab mais surtout j’ai le crâne qui tape dur, et j’ai en même temps froid, moi qui suis comme un petit porc breton, plutot du mal à transpirer et vite chaud…Bon il ne faut pas y penser, concentrons nous sur les arbres autour, et entrons en contact avec les hominidés ...je discute un peu avec un type, il est, on va dire, d'emblé très caustique, je le double à un moment et il me rattrape en disant « quand même, je vais pas me faire baiser par une bonne femme..non je rigole ». Je lui réponds "ah excellent " alors que je pense " j'en ai pas, mais la mon pote, avec ton humour à la noix, tu me casses les c...."
Je suis trop mal pour intéragir avec les autres coureurs, c'est pas bon signe car c'est ce que j'aime dans le trail, j'essaie alors autre chose, je me fais la reflexion qu’il y a moins de digitales que l’année dernière et que le lutin les a peut être cueillies pour faire un breuvage secret ; j'essaie aussi de chanter "Flesh for fantasty" dans une montée, en essayant de me faire la bouche de Billy Idol....
J’arrive au ravito, à 9 ou 10 km et la dès que je m’arrête les jambes tremblouillent et je me tiens à la table –non, je ne suis toujours pas en état d’ébriété avancée, au cas où, je vérifie que Mon camel ne contient pas de punch.
La petite dame bénévole adorable, ça, j’ai eu le temps de remarquer, me dit « vous etes 5 eme femme et la 4 est juste devant » Je lui souris mais d'un air qui dit, "je ne vais pas être 5ème longtemps!". Déjà que, d’habitude, le classement en cours de route ne me stimule pas vraiment, surtout le classement féminin, alors la.... La, dans mon souvenir, il y a peut être un virage à gauche. Il y est toujours, et quand je vois le panneau "15km" à gauche, pas d’hésitation, je tourne.Je me dis que je vais le regretter par ce que si ça va mieux je vais être verte, moi qui n’ai jamais abandonné, blablabla
Je ne suis pas verte, je suis blanche ou rouge, alors je marche, ce n’est pas désagréable, je suis toute seule dans la forêt, je suis la rubalise, je tente de faire baisser la température…
Puis passent des trombes, les premiers du 15km. Du coup j’enlève mon dossard, au cas ou "qu'on croirait que je triche", et je veux vraiment être tranquille la...Il y a un pluie fine qui me raffraichit, il faisait presque chaud l'année dernière. Ceux du 61 ont du aimer un peu de bruine..
Je recours, je marche. Qu’est ce que j’aime cette forêt, l’impression diffuse, improbable, d’y avoir déjà marché depuis que je suis petite... Un peu comme quand je retourne en bretagne et que je vais le long des chemins de douaniers, une sensation de tranquilité, d’être tout petit..
C'est la descente finale, où je vois ceux du 15 km faire quelques dérapages dans la boue, avec des 5.9 en note artistique qui auraient ravi nelson monfort pour les épreuves de patinage (dirty secrets : avec mon père, on regardait le patinage artistique..en espérant surtout qu'ils se gaufrent)Je fais un détour pour ne pas trop approcher de l’arrivée. C’est vrai que l’on se sent couillon à l’arrivée, sans dossard. Je vais m’asseoir dans l’herbe, 2h05 de « non course » et je tente de calculer que le 15km est parti 15 minutes après moi et Valedu va mettre entre x et y minutes donc une arrivée dans.... z...zzzzzzz ..je ne suis pas fachée avec l'arithmétique, mais là je laisse vite tomber..Et d’ailleurs voili valedu qui arrive deja, elle a bien couru, moins de 1h50. Elle aussi adore ce trail, pour le parcours et l’ambiance. Je dis rien mais J’ai froid et j’ai chaud, mais j’ai froid..
Valedu prend une bière moi je bois des bulles..mfffff des bulles d’aspegic dans du perrier.
J’essaie aussi de calculer dans combien de temps vetchar pourrait être la et j’aimerais l’attendre mais je me perds encore dans mes chiffres et on part, il vaut mieux.Valedu qui fait toujours plein de photos, nous fait poser quelques secondes dans l’herbe et hop, la micra s’évade.
Je suis bien contente d’avoir arrêté en route, j'aurais gâché mon souvenir du 33. Par contre, me reste la déception d’un week end un peu raté...j'ai bien pensé aux Kikous, qui ont eu un sol bien moins sec que l'année dernière.
J+1: Le lendemain, de nouveau un réveil robot, au treuil. j’ai un congrès et la salle est surchauffée, donc je transpire non stop de 9h à 18h, cela m’aide un peu. Une conférencière tombe même dans les pommes...Monday fever....
A l'année prochaine Ecouves...Bisous sans mi-crobes aux kikous_d'ekouves
Commentaires
Merci pour ce récit !!!!
Bisous
Taz
Pour le coureur macho, tu me dis et la prochaine fois je lui pete les genous (irish punition).
Repose toi bien, et puis ce n'est que partie remise.
à très bientôt
bises
agnès
Bravo pour ton CR qui ne manque pas d'humour.
Laissez un commentaire ici.
Note importante : l'auteur du récit a la possibilité de modérer lui-même les commentaires qui sont faits sur son récit (en supprimant les commentaires indésirables).